À travers 'Arca', je m’appuie sur l’étymologie du mot latin qui désigne un coffre destiné à protéger ce qui compte.
Cette « boîte » devient symbole de mémoire, de secret et de trésor, un espace clos où se conserve l’essentiel, matériel comme immatériel.
L’exposition retrace les mythes qui incarnent la femme : sa mémoire, l’image qu’elle porte malgré elle, son oubli et sa part secrète."
Ghita Remy cherche à recréer cette confusion fertile où le réel et l’imaginaire se fécondent.
'Arca' évoque ainsi la boîte de Pandore et la caverne mystérieuse, lieu ambivalent lié à la vie et à la mort.
Les objets présentés — fossiles, fantasmes, archétypes — agissent comme des fragments de récits primordiaux. Par le moulage, l’empreinte et la duplication, les formes deviennent supports d’un inconscient collectif.
La boîte apparaît alors comme un lieu de conservation mais aussi de transformation des mythes, un lieu de passage entre intérieur et extérieur, connu et inconnu, frontière et seuil. Comme la caverne mystérieuse, elle contient autant qu’elle révèle : elle est mémoire vivante. Parce que le mythe n’est jamais mort, il ne cesse de se réinventer entre nos mains.
Artiste belgo-italienne pluridisciplinaire, née à Florence le 27 août
1996, Ghita vit à Bruxelles. Issue d’une famille de célèbres peintres florentins, elle se passionne pour l'art, l’archéologie et la paléontologie, sources d'inspiration de son parcours artistique.
Depuis 2020, nous avons le privilège d'accompagner Ghita Remy, lors d'expositions personnelles : Chrysalide en 2022 ou collectives : 'Femmes artistes femmes sauvages en 2023 et institutionnelles.
Ophélie, la mue, oeuvre conçue pour l'exposition ''Echos des songes' sur le symbolisme à Bruxelles est actuellement retournée à l'hôtel Hannon après avoir été exposée au Botanique dans le cadre de l'exposition Mythica.
